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Meta et le Prototype Orion : Vers des Lunettes AR Compactes
Le défi du miniaturisation des casques XR
Meta a partagé, l’année dernière, son prototype Orion pour montrer les avancées vers des lunettes AR compactes. Aujourd’hui, l’entreprise a approfondi son processus de prototypage, en particulier sur le concept du « compute puck », un dispositif déportant une bonne partie du traitement dans un appareil transportable dans la poche de l’utilisateur.
Les casques de réalité mixte (XR) d’aujourd’hui sont souvent imposants, car ils doivent incorporer une puissance de traitement importante, une batterie de grande capacité et un système de dissipation thermique efficace. Or, l’objectif de Meta, comme celui de l’industrie en général, est de développer des lunettes AR portables toute la journée, ce qui exige de relever le défi de la réduction de taille.
Le concept du compute puck
Le « compute puck » est un dispositif compagnon pour les lunettes AR qui délocalise une partie du traitement et de l’alimentation de la tête de l’utilisateur vers un appareil plus portable.
Pour son prototype Orion, Meta a adopté cette approche de compute puck. Bien que des entreprises comme Magic Leap aient déjà utilisé des techniques similaires, l’approche d’Orion se distingue par un puck entièrement sans fil. Cette avancée n’a pas été immédiate.
Le processus de prototypage
Au départ, le compute puck était pensé comme un appareil connecté porté autour du cou, sous le nom de code Omega. Toutefois, ce concept a rapidement évolué lorsque l’équipe a choisi de supprimer le câble pour créer un puck sans fil et transportable dans la poche.
Nouvelles possibilités offertes par le puck
En devenant sans fil, l’équipe d’Orion a réalisé que cela ouvrait de nouvelles perspectives pour l’utilisation de l’appareil.
Une idée innovante consistait à utiliser le puck comme point d’ancrage pour le contenu, tel qu’un appel vidéo projeté au-dessus du puck. Cela non seulement offrirait un endroit tangible pour déplacer le contenu, mais inciterait également les utilisateurs à sortir le puck de leur poche, améliorant ainsi les performances grâce à un meilleur refroidissement.
Selon Emron Henry, concepteur industriel chez Meta, « C’est un dispositif unique en son genre qui promet des interactions vraiment amusantes et originales. L’expérience utilisateur ressemble à libérer un génie d’une lampe, avec des hologrammes qui apparaissent et disparaissent de l’appareil de manière fluide. »
Le puck en tant que contrôleur
L’équipe a aussi envisagé d’utiliser le puck comme contrôleur, traçable grâce à des caméras intégrées.
Cependant, la version publique d’Orion tend à ne pas utiliser le contrôleur comme élément principal du dispositif d’entrée. À la place, les lunettes se basent sur une combinaison de suivi oculaire et d’entrées neuronales rendues possibles grâce au prototype de bracelet EMG de l’entreprise.
Exploration et futurs produits
Il est difficile de prédire à quoi ressemblera la version finale d’Orion. Pour l’équipe, cette période a été précieuse pour l’exploration de la conception.
« Nous définissons une catégorie qui n’existe pas encore vraiment, » commente Henry. « Comme on peut s’y attendre avec la recherche et le développement, il y a eu des débuts et des arrêts en cours de route. Comment les utilisateurs s’attendront-ils à interagir avec les hologrammes ? Préféreraient-ils utiliser une télécommande AR ou le suivi des mains, le regard et l’EMG suffisent-ils pour l’entrée ? Qu’est-ce qui semble intuitif, sans friction, familier et utile ? »
Bien que Meta affirme que Orion conduira éventuellement à sa première paire de lunettes AR destinées au grand public, pour l’instant, la société n’a qu’une idée approximative du moment où ses premières lunettes AR seront lancées et à quel prix.
