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Une suite familière mais bienvenue
GORN 2, le nouveau combattant brutal en réalité virtuelle, est désormais disponible sur Quest et PC VR. Le jeu original GORN avait marqué les esprits en tant que jeu de combat de gladiateurs en VR d’une violence inouïe, mais il apparaît aujourd’hui quelque peu daté en 2025.
Sans vraiment réinventer le concept, Free Lives et Cortopia Studios proposent avec GORN 2 un cadre quelque peu familier, mais avec quelques évolutions bienvenues, des graphismes améliorés et de l’humour souvent potache qui méritent le détour.
Les bases du jeu
Qu’est-ce que c’est ? : Un jeu de combat en arène VR où il faut éliminer les cinq fils illégitimes du Dieu de l’au-delà.
Plateformes : Quest, Steam, PlayStation VR2 (testé sur Quest 3).
Date de sortie : Disponible maintenant (Quest, Steam), été 2025 (PS VR2).
Développeur : Cortopia Studios, Free Lives.
Une campagne de quatre heures lie ce récit, soutenue par des dialogues humoristiques. Pourtant, le jeu ne nécessite pas vraiment de grande histoire. Se déroulant dans un royaume céleste, on incarne un personnage ayant accédé à l’au-delà après sa mort, retournant combattre les gladiateurs précédemment vaincus pour aider le Dieu déchu de l’au-delà à reprendre sa gloire face à ses cinq fils illégitimes.
Chaque défi est régulé par un « mètre d’épopée » qui dirige les joueurs sur un chemin linéaire avec quelques variantes mineures. Chaque niveau est choisi de manière brutale en empalant la tête d’un gladiateur déchu sur un pieu. Les armes ne sont pas librement sélectionnables, ce qui encourage à essayer d’autres choix que vos préférées immédiates.
Diversité des armes et humour
GORN 2 offre une large gamme d’armes, convenant à divers styles de jeu. Les armes à distance, comme l’arc, me convainquent moins que le combat rapproché. Les options incluent des couperets, des massues, des haches, des lances, des épées, des katanas, et plus encore.
Elles sont physiquement réactives et renforcent bien l’humour, avec des objets vacillants et des options absurdes comme une énorme tranche de viande pour repousser les ennemis.
Il est clair que GORN 2 est encore plus brutal que son prédécesseur, bien que l’on puisse adoucir cette brutalité avec un « mode faible violence » remplaçant le sang par des confettis colorés. Déraciner littéralement le cœur d’un ennemi pour le transformer en brochette, ou arracher des têtes à mains nues, est possible.
“Se balancer avec suffisamment de force peut lourdement blesser vos ennemis dès le premier coup.”
Conception et stratégie des niveaux
Chaque stage est divisé en quatre rounds et se termine par un mini-boss ou l’un des fils illégitimes. La créativité avec les armes apporte une dose de stratégie, bien que piéger les ennemis dans les arènes soit un régal, certaines comportant des pièges uniques comme une spatule géante ou de la lave.
Cependant, GORN 2 reste très proche de son prédécesseur. Les comportements de l’IA ne sont pas toujours intelligents, et il est souvent comique de les voir attaquer entre eux.
Mouvements et modes de jeu
GORN 2 propose deux types de déplacements : un mouvement artificiel basé sur un stick et un système « attraper et tirer » permettant de se déplacer directement. Des options de caméra lisse ou à déclenchement sont disponibles, tout comme des ajustements pour la hauteur.
Pas de mode assis spécifique, mais la hauteur s’ajuste, et le jeu ne propose pas de mode pour gauchers. Le manque de rejouabilité se fait sentir, mais le « Mode Hardcore » augmente la difficulté, rendant les ennemis plus rapides et réduisant la santé du joueur.
Chaque stage offre un défi optionnel permettant de débloquer des armes plus puissantes, bien que ce ne soit pas crucial. Les modes supplémentaires, comme le mode “Endless”, ajoutent une longévité, avec des options personnalisables dans le « Custom Mode ».
Performances sur différentes plateformes
Testé sur Quest 3, GORN 2 se compare bien à la version PC VR. Cependant, des chutes de performance ont été notées sur Quest 3 lors de séquences de combat intenses. Cela reste une préoccupation mineure.
Conclusion : Un retour à la brutalité
Bien que GORN 2 soit une suite prudente ne révolutionnant pas le concept, il affine bien l’idée originale. Le jeu ne prend pas beaucoup de temps à compléter, et quelques problèmes de performance existent sur Quest 3.
Pourtant, ses graphismes colorés en cel-shading, son humour brutal et son action intense en font une expérience mémorable pour les fans de l’original.
