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Autodesk exploite l’IA pour repousser les rumeurs sur 3ds Max

Autodesk exploite l'IA pour repousser les rumeurs sur 3ds Max
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Ecrit par Renaud
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Autodesk  : une vision ambitieuse pour le futur de l’IA dans le divertissement

Lors de sa conférence annuelle prometteuse à Nashville, l’Autodesk University, la célèbre entreprise américaine de logiciels a dévoilé une vision novatrice : positionner l’intelligence artificielle comme le nouvel acolyte des créateurs dans les secteurs du cinéma, de la télévision et des jeux vidéo.

Rajeunir le processus créatif avec l’IA

Durant la keynote dédiée au segment Media & Entertainment, Rachael Appleton, Directrice Senior de Business Strategy pour l’industrie, a souligné la tendance historique de l’industrie du divertissement à dépasser le réel, que ce soit en redonnant vie aux dinosaures, en animant des jouets ou en faisant voler des super-héros.

Cependant, ces effets magiques masquent souvent des processus complexes et coûteux. Selon Autodesk, l’intelligence artificielle pourrait surmonter ces défis, permettant aux créateurs de se concentrer davantage sur l’imagination pure plutôt que sur les rouages techniques.

« Les ordinateurs ont d’abord semblé perturbateurs avant de devenir essentiels. Le cloud inspirait la méfiance avant de transformer nos pratiques. L’IA emprunte aujourd’hui le même chemin », a souligné Diana Colella.

Des stratégies pour renforcer la créativité

Entre inquiétudes et progrès

Cette annonce intervient dans un contexte de doutes au sein du secteur.

Le rapport « State of Design & Make 2025 » dévoile que 55 % des dirigeants s’inquiètent de l’impact potentiel de l’IA sur leur industrie, bien que 70 % d’entre eux estiment qu’elle dynamisera la créativité et deviendra inévitable.

Malgré cette ambivalence, Diana Colella relativise, affirmant que l’IA est sur le chemin de l’intégration, à l’image des technologies précédentes.

Un souci persistant reste l’éthique dans l’apprentissage des modèles d’IA. Autodesk a tenu à préciser que, dans le cadre de son projet MotionMaker, seules des ressources internes sont utilisées, afin d’éviter les controverses liées aux matériaux de tiers.

Pour cela, l’entreprise a constitué ses studios et réalisé des sessions de motion capture avec des acteurs pour créer une base de données propriétaire.

Les trois axes de la stratégie d’Autodesk

Autodesk déploie sa feuille de route en se concentrant sur trois axes principaux :

Automatisation des tâches répétitives

Avec un Assistant IA futuriste, les tâches fastidieuses, telles que les réglages d’éclairage de scène, pourraient être automatisées par de simples commandes en langage naturel. D’autres outils comme FaceAnimator produisent des expressions faciales et des mouvements de lèvres à partir de fichiers audio, tandis que MotionMaker combine capture de mouvement et apprentissage automatique. Griffin Animation Studio a même produit un court-métrage de 90 secondes en un temps record avec ces technologies.

Démocratisation de l’accès aux outils

Autodesk s’efforce de rendre ses technologies accessibles à tous via Flow Studio (anciennement Wonder Studio), désormais en version gratuite. Ce programme transforme des séquences filmées en animations 3D et intègre des scènes mêlant VFX et prises de vue réelles. Il est également compatible avec des outils tiers comme Maya, Blender, ou encore Unreal. Ce studio symbolise l’ambition d’Autodesk de démocratiser des technologies comme la motion capture ou le tracking de caméra.

Collaboration et unification de la chaîne de production

Flow Studio se renforce avec des recommandations collaboratives, autorisant un travail simultané d’équipes dispersées, grâce à Shared Playlists et une intégration harmonieuse avec Avid Media Composer. Diana Colella a rassuré quant aux renommages de ShotGrid et Moxion, insistant sur le fait qu’il s’agit de décisions stratégiques, non d’un abandon, consolidant ainsi l’engagement d’Autodesk dans la post-production.

Clarification attendue sur le support continu de 3ds Max

En dépit des annonces sur l’IA, la keynote a également permis à Diana Colella de dissiper les rumeurs persistantes concernant la fin de 3ds Max. Affirmant avec fermeté que « 3ds Max is not going away », elle a mis un terme aux spéculations tout en réaffirmant l’engagement d’Autodesk pour ce logiciel phare, plébiscité par ses utilisateurs fidèles.

Une perspective créative élargie

Finalement, au-delà des simples outils, Autodesk propose une révolution permettant de lever les barrières entre rêverie et réalisation. En offrant davantage de liberté temporelle et financière aux créateurs, l’entreprise engage un processus potentiellement transformateur pour l’industrie. Comme l’a déclaré Diana Colella :

« L’IA ne remplacera pas l’histoire. Elle donnera aux créateurs plus de temps, plus de liberté et davantage de moyens pour la raconter. »

Pour un secteur sous pression avec des budgets serrés et des attentes croissantes du public, ce discours se veut tantôt encourageant, tantôt ambitieux. Autodesk parie sur l’émergence de nouveaux récits et la redéfinition du paysage narratif à travers l’IA.

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Renaud

Salut !
Je m’appelle Renaud. Passionné de technologie, ce blog est venu de l’idée simple de partager mes expériences autour de la réalité virtuelle et des accès que j’ai pour tester toutes sortes d’appareils. Bonne lecture! :-)

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